Asma LAMRABET

Le corps en Islam : entre sources scripturaires et discours religieux.

 

Le corps en Islam : entre  sources scripturaires et  discours religieux.

 

Asma Lamrabet

Juillet 2019

 

Le corps cet emblème universel de la vie est resté à travers l’histoire millénaire du monde, le reflet apparent de notre contradiction humaine.  A la fois adulé, déifié par les canons de la beauté d’hier et d’aujourd’hui, mutilé, sacrifié, tatoué, botoxé…C’est le lieu de toutes nos peurs, de tous nos fantasmes, de notre force et faiblesse, de nos plaisirs les plus intimes et de nos frustrations les plus profondes…

 

Exprimant tantôt la beauté et la laideur, la vie et la mort, le corps humain a symbolisé, selon les âges, à la fois les dieux, les héros, les humains, le masculin, le féminin, la sexualité et l’altérité…

 

Universellement parlant le corps a toujours été le lieu de tous les tabous, et des non dits, il a toujours eu plusieurs dimensions :  sociale, politique, religieuse, économique, esthétique…

 

La question du corps universel reste cependant le plus souvent intimement liée à celle du corps des femmes : il est le lieu de toutes les controverses et polémiques. On a d’ailleurs longtemps jugé – et on continue à le faire-   le développement, le degré de modernité et de libération des sociétés à l’image et l’apparence du corps des femmes. Cependant, en 2017, le scandale Weinstein nous a montré combien -  malgré les luttes légitimes des féministes et une certaine libération des mœurs - que la résistance du traditionnel rapport de force et de séduction qui régit l’humanité depuis des millénaires est tenace  et combien la réappropriation par les femmes de leur corps est encore difficile à accomplir même dans les pays dits avancées et sécularisés.

 

Je me focaliserais  plus sur la dimension religieuse et notamment celle de la vision musulmane sur le corps.  

 

Il est évident donc qu’il existe un imaginaire collectif religieux produit d’un patriarcat et d’un rapport de force de domination universel qui sur cette question du corps transcende toutes les cultures, les traditions et les religions... Toutes les traditions religieuses ont une approche assez contradictoire teintée de rigorisme vis à vis du corps notamment féminin.  Cependant, il faudrait savoir avouer que cette question se pose avec le plus d’acuité et de ce fait soit plus problématique aujourd’hui au sein des sociétés majoritairement musulmanes.

 

Pourquoi ? 

 

Parce que la question du rapport au corps est presque exclusivement conçue et vécue à partir du religieux. Religieux qui dans ces dites sociétés reste un référentiel incontournable. D’autant plus  que la religion est vécue-  aujourd’hui plus qu’hier- plutôt comme un puissant marqueur identitaire, revenu en force après les différents échecs historiques – traumatismes postcoloniaux notamment- échec des modèles politiques, socioéconomiques…

 

Il est nullement exagéré d’affirmer aujourd’hui que le corps des femmes constitue l’un des derniers champs de bataille autour duquel semble se cristalliser toutes les tensions  sociétales contemporaines du monde musulman : modernité, traditions, crise identitaire,  libertés individuelles, valeurs universelles…

 

Il semble que dans nos sociétés arabo-musulmanes le corps soit resté

otage d’une culture religieuse juridique et normative et semble ainsi être le miroir  de toute les défaillances et contradictions dans lesquelles vivent ces sociétés.

 

La culture religieuse dans les sociétés arabo-musulmanes semble être obsédée par le corps des femmes qu’elle veut rendre « invisibles » et paradoxalement c’est le corps des femmes qui envahit l’espace publique par sa visibilité religieuse. Il y a là un phénomène de résistance et de réappropriation de l’espace publique par les femmes elles mêmes qui tout en intégrant le discours religieux dominant, le contourne et l’adapte à leurs réalités sociales.  

 

En effet, ces discours religieux véhiculent en général, une image codifiée des normes corporelles et vestimentaires qui font du corps des femmes, le lieu idéalisé de la pudeur excessive, de la honte et  de la culpabilité et où les femmes deviennent malgré elles et par la force des choses les « gardiennes de l’honneur » de l’islam et des musulmans. 

 

Si dans la culture contemporaine hypermondialisée, il y a une certaine idéologie du culte du corps qui instrumentalise  le corps des femmes et contrôle leurs images, tout en leur donnant l’impression d’être libérées, dans l’idéologie  d’une certain discours islamique majoritaire,  il y a la même  culture de domination culturelle, qui au nom de l’islam, contrôle la réclusion du corps des femmes, dans des codes vestimentaires dits conformes à la « Sharia », encore appelés  « el libass achaarii » et que l’on peut traduire par « les vêtements conformes à la législation islamique ».

 

 

D’où nous vient cette vision généralisée du corps, de ses tabous, de ces fantasmes ?

Toutes ces questions majoritairement admises sur le corps des femmes comme des fondements du Sacré dans l’imaginaire musulman sont-elles structurelles à l’islam en tant que révélation spirituelle? Sont-elles transcrites dans le texte coranique lui-même ou bien s’agit-il d’une interprétation – humaine – du texte, reproduite dans des compilations théologiques à travers l’histoire ?

 

Pour y répondre, il est impératif de faire la distinction entre l’islam spirituel, celui du Texte comme source révélé, et l’islam institutionnel des oulémas, exégètes, muftis, des différentes écoles juridiques et des différents courants philosophiques, mystiques et idéologiques qui ont bâti historiquement la pensée islamique. Ce n’est surement pas la dimension spirituelle du message de l’islam (Le Coran lui même) qui pose problème ; mais bien l’interprétation juridique qui aujourd’hui constitue le véritable obstacle à toute relecture et vision réformiste de l’islam.

 

Que dit donc la première source de l’islam : le Coran ?

 

Que dit vraiment le Coran et que ne dit-il pas à ce sujet ? A vrai dire le Coran semble très flou, très subtil, voire parfois silencieux sur le corps et notamment sur de très nombreux détails que l’on retrouve de façon prolifique dans les discours et productions théologiques.

 

I - Quelques concepts généraux liés au corps dirigé aussi bien aux hommes qu’aux femmes :  

 

1)   De prime abord, le Coran semble plus préoccupé par l’âme et le cœur que par le corps. En effet, le Coran parle beaucoup plus du cœur ou âme , entendu aussi comme « raison » (qalb, nafs, rouh, ‘aql) que de corps (jasad) parce qu’il est le réceptacle de la Révélation.

2)   Le corps n’a de l’importance que grâce à l’insufflation divine (Une fois que je lui aurais donné sa forme définitive (à Adam) et l’aurai animé de Mon Souffle) Coran 38 ;72. Les anges, pourtant êtres de perfection, ont reçu l’ordre de se prosterner devant la grandeur de l’âme humaine et du souffle divin et non du corps formé aussi d’argile et de terre. La dimension humaine sacré provient d’abord de ce souffle divin que l’on retrouve chez tous les humains et qui témoigne de leur sacralité et de leur dignité.

3)   Le vêtement de l’intériorité :  Libass a-taqwa où l’éthique de l’intériorité :  on retrouve concernant l’éthique coranique du corps un verset, qui semble être central : Dans ce verset il est dit : « Ô enfants d’Adam, Nous vous avons dotés de vêtements (libass) pour couvrir votre nudité, ainsi que des parures (richan), mais le meilleur vêtement est certes celui de la Taqwa  (libass a-Taquwa) , C’est là un des Signes de Dieu » Coran 7 ;26.   Ce verset destiné à tous les êtres humains, hommes et femmes, décrit trois types de « vêtements » ou libass, le premier est celui qui protège la nudité des êtres humains, le second est celui de « l'embellissement » et le troisième est décrit par le Coran comme étant « libass a- taqwa » ou celui de « l’intériorité ». En ce qui concerne le premier vêtement, il correspond à celui qui est sensé « couvrir »  la nudité des êtres humains. Le Coran rappelle ici un geste aussi vieux que l’humanité elle même et qui est celui d’occulter une nudité essentiellement symbolisée par cette gêne instinctive de l’être humain « dénudé » … Cette nudité, expression d’un « mal - être » humain,  est en effet retrouvée dans l’histoire d’Adam et Eve dénudés et expulsés du Paradis, à la suite de leur désobéissance au Créateur, et qui au delà de l’expression matérielle de la nudité, en tant que telle, équivaut aussi à une « mise à nu » morale de leur faiblesse, de leurs défauts et de leurs imperfections humaines[1]. Le deuxième vêtement décrit par le Coran est celui de l’embellissement ou « parures », désigné en arabe par le terme « richan » et qui pour les arabes de l’époque symbolisait tout ce qui relevait de la beauté et de l’ornement. Il y a ici l’approbation effective du Coran d’un corps qui allie beauté et raffinement. « Dieu est beau et aime la beauté » dit un hadith[2]. La beauté dont parle le Coran peut effectivement être aussi bien une beauté intérieure qu’extérieure, mais le goût et le penchant à la beauté pour les choses de la vie ici bas n’est absolument pas en contradiction avec un cœur renfermant foi et amour du Créateur. Quant au « libass a –Taqwa », il reste le meilleur des Libass … « mais le meilleur vêtement est certes celui de la Taqwa  (libass a-Taqwa) , C’est là un des Signes de Dieu »… Plusieurs significations, ont été données à cette citation coranique de « libass a-Taqwa »  interprété comme étant « la bonne action » ou « el ‘amal a-salih ». D’autres ont parlé de « bonne apparence », de « dignité », de « pudeur », de « vertu », de « pureté », de « probité », « d’humilité », de « respect »[3]. « Libass a-Taqwa », c’est aussi, comme l’ont interprété certains premiers savants, dans un sens figuré, le vêtement qui ne « s’use jamais », « libass la yabla » parce qu’il représente, la beauté du cœur et de l’âme « jamal el qualb wa a-rouh »[4] .

 

C’est ce que confirme le prophète  dans un hadith qui rejoint ces interprétations : « Dieu ne vous juge pas à travers votre apparence physique ni votre richesse matérielle, mais vous juge plutôt par qu’il y a dans vos cœurs et à travers vos actions ». Ce hadith, résume à lui seul, la profondeur de cette recommandation coranique du « libass a-Taqwa », qui est le meilleur des vêtements aux yeux du Créateur. Ce qui importe ce n’est pas tant ce que l’on porte, sa valeur ou son aspect extérieur mais ce qu’il y a de sincérité et de probité dans notre for intérieur.

 

Préserver une certaine décence par le vêtement qui dissimule sa nudité est une base élémentaire de l’éthique corporelle, se parer de vêtements beaux et précieux, sans arrogance ni indécence, c’est accepter la générosité divine, mais se doter  de « libass a-Taqwa » c’est atteindre la perfection spirituelle.   C’est incontestablement ce vêtement de « l’intériorité » qui pour le Coran est le meilleur de tous.

 

4)    Ghad el bassar ou la politesse du regard et la protection des parties intimes (hafd elfaraj) :

 

Le Coran affirme dans un verset ce qui suit : « Dis aux croyants de « baisser une partie de leurs regards » (yaghoudou min abssarihoum) et protéger leurs parties intimes (yahfadou fourajahoum), cela sera plus pur pour eux »  et dans le verset qui suit : « Dis aux croyantes de « baisser une partie de leurs regards » (yaghdoudna min abssarihouna) et de protéger leurs parties (yahfadna fouroujahouna) ». Coran 24, 30-31. Ce sont là deux versets qui réitèrent exactement les mêmes principes universels : la déontologie du respect de l’autre. « Ghad el bassar » et « hafd el faraj » : politesse à travers le regard et le respect de l’autre dans la décence d’un comportement qui n’exhibe pas ses parties intimes.  C’est le respect de l’altérité et de l’intimité de l’humain.  

 

Ce n’est malheureusement pas ce qui est retrouvé dans les classiques discours islamiques qui ont interprété ces concepts de façon littéraliste en supposant des interdictions de tout regard entre hommes et femmes, tandis que la protection des parties intimes est comprise comme une prescription rigoriste de la chasteté, évidemment exigée plutôt pour les femmes.

 

Les prescriptions juridiques interprétatives successives ont réduit l’essentiel du message spirituel à une notion réductrice de la pudeur (alhaya’a) comprise et vécue comme un austérité obsessionnelle et une culpabilité vis à vis du corps dans toute relation entre hommes et femmes. Cette notion de pudeur est d’ailleurs parfois tellement corrompue  qu’elle devient synonyme d’hypocrisie sociale.

Or, « al haya’a », ou la pudeur dans son sens large à savoir celui qui traduit la valorisation du respect de l’intimité de l’autre et de soi, est une valeur coranique qui interpelle hommes et femmes, sans aucune différence. Le prophète affirmait dans plusieurs hadiths : « al haya mina al iman » autrement dit  « La pudeur est une composante de la foi »[5] et elle n’est pas exclusivement  inhérente aux corps mais plutôt au comportement intérieur.

 

II – Concepts particuliers : versets interpellant les femmes 

 

S’agissant de prescriptions coraniques concernant le corps et en particulier celui des femmes, on retrouve à peu près deux versets qui parlent du sujet. Celui du jilbab (Coran 33,59) et khimar (Coran 24 ;31)[6].  De prime abord il serait important de souligner d’emblée ici que le terme de « Hijab » usuellement utilisé ne correspond absolument pas à ce qu’il est sensé désigné à savoir le foulard qui recouvre les cheveux des femmes musulmanes. Nulle part dans le texte coranique le terme de Hijab ne traduit cette signification et dans la réalité coranique le terme de Hijab dans son interprétation aussi bien sémantique que conceptuelle incarne plutôt l’opposé de ce qu’il est sensé désigné dans la réalité.

 

Le Jilbab en arabe est tout ce qui se met au dessus des vêtements, ce qui correspond à un pardessus ou à une cape ou dans la tradition d’Arabie à la Abaya , ou long manteau. Concernant les circonstances de révélation de ce verset, la majorité des commentaires d’exégèses classiques, s’accorde à indiquer qu’il a été révélé après que certaines femmes qui accompagner le prophète dans sa mosquée pour les prières du soir étaient  assaillies par des jeunes hommes dans les ruelles sombres de Médine.

 

Le terme de Khoumourihina pluriel de Khimar évoqué désigne le foulard ou écharpe que portaient en ce temps là,  les femmes dans la péninsule arabique mais aussi dans toutes les autres civilisations de l’époque. Le Coran précise aussi aux croyantes de ne laisser paraître de leurs « attraits » , traduit par « zinatouhouna » que ce qui normalement reste apparent ou selon le Coran « ce qui en paraît ». 

 

 

En conclusion…

 

Concernant donc le corps le Coran transmet des orientations éthiques générales en se dirigeant avant tout aux femmes et hommes sans distinction particulière, mise à part, les deux versets qui parlent de Khimar et de Jilbab. C’est d’ailleurs les deux seuls versets qui évoquent l’éthique vestimentaire sans pour autant rentrer dans les détails secondaires que l’on retrouve aujourd’hui précisés rigoureusement dans les livres destinés aux « musulmanes pratiquantes ».

 

Malheureusement, aujourd’hui, toute cette éthique coranique semble être réduite au seul comportement vestimentaire des femmes, et uniquement à elles, à leur corps, à la façon précise dont elles doivent être recouvertes, à la couleur et l’épaisseur du tissu, à l’uniformité de l’habit ect…Or, le message ne légifère en rien dans la façon de s’habiller sauf quelques précisions qui répondent plus à la conjoncture de l’époque. 

 

Le Coran offre plutôt des latitudes afin que hommes et femmes de chaque époque puissent concilier entre leurs convictions spirituelles et leur contexte social respectif.  Le message semble plutôt recommander une « attitude » voire une « éthique » autant par rapport au corps que par rapport à l’esprit.

 

Il est réellement malheureux de constater que cette première intention du message spirituel de l’islam est souvent omise voire complètement ignorée au détriment d’une lecture littéraliste qui ne retiendra de tout l’enseignement coranique concernant les femmes que «l’obligation de porter le Hijab » ! Ce qui va à l’encontre des principes du message spirituel et son éthique spirituelle.

 

Une conviction religieuse ayant attrait à la foi n’a de sens que quand elle est vécue sans contrainte. Et donc parler d’imposition  islamique de porter le foulard ou Khimar ne peut être acceptable spirituellement parlant car là aussi le Coran est clair : « Nul contrainte en religion». C’est là, l’un des principes fondamentaux de l’islam.

 

 

L’injonction coranique  conviait, hommes et femmes, à s’approprier  une culture de la décence et du respect réciproque et c’est ce qui est reflété dans ce verset central :  « … mais le meilleur vêtement est certes celui de la Taqwa  (libass a-Taquwa) , C’est là un des Signes de Dieu » …Et c’est ce verset qui résume à lui seul ce que l’on doit retenir aujourd’hui, dans le chaos de la consommation ultralibérale, de l’exubérance, du culte de l’apparence et du narcissisme , comme éthique de l’islam : Libass at-Taqwa, le vêtement de l’intériorité…C’est cette éthique de l’intériorité, de la rigueur morale et de la décence qui est à retenir.

 

Ces différents concepts sur le corps sont formulés par le Coran dans un sens éthique large et sont finalement des principes communs partagés par toutes les sagesses universelles.

 

Il est aussi aujourd’hui très surprenant de voir combien sur cette question du corps, notamment des femmes, il y a de tabous, de contraintes sociales, de normes, d’interdits et d’obligations qui se sont accumulés avec le temps au sein du discours islamique qui s’est focalisé de façon hystérique sur le corps des femmes au nom de l’islam. Ceci est devenu particulièrement visible depuis l’émergence de l’islam politique au début du 20ème siècle avec un discours qui a fait du contrôle du corps des femmes son cheval de bataille.

 

Il existe une production théologico- juridique prolifique sur le corps et ses interdits que ne l’on retrouve absolument pas dans le message spirituel de l’islam (ni dans la tradition du prophète) qui offre avant tout une éthique de comportement universel faites de sagesse et d’harmonie.

 

Il serait essentiel aujourd’hui de lutter contre les idéologies extrémistes qui veulent à tout prix enfermer nos corps et nos esprits dans une vision aliénante à l’opposé de l’éthique libératrice du message spirituel de l’islam. Et les femmes musulmanes, en premier doivent être conscientes de cela en revendiquant au nom même de leur tradition religieuse le droit d’être des êtres humains libres dans leurs corps et leurs âmes…

 

 

 



[1] Versets ; Coran 7 ;22 et Coran 20 ;121.

[2] Hadith sahih, rapporté par Mouslim.

[3] Tafssir Ibn Kathir.

[4] Idem.

[5] Rapporté par al Boukhari, numéro 23.

 

À propos de l'auteur

ASMA LAMRABET

Native de Rabat (Maroc), Asma Lamrabet, exerce actuellement en tant que médecin biologiste à l’Hôpital Avicennes de Rabat. Elle a exercé durant plusieurs années (de 1995 à 2003) comme médecin bénévole dans des hôpitaux publics d'Espagne et d’Amérique latine, notamment à Santiago du Chili et à Mexico.

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